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Lycée

novembre
11
2014

Cérémonie du 11 novembre

« Le 11 Novembre, ce n’est pas un jour où on dort, c’est un jour où l’on se souvient » 

C’est ce que dit une mère d’élève avec un grand sourire, au cimetière Saint-Jean de Pamiers. Elle est arrivée tôt, avec sa fille, alors qu’elles habitent Foix. Peu à peu, les gens arrivent, de tous âges et milieux. Timides, réservés, on échange des sourires, des saluts, des poignées de main… Une délégation de Notre-Dame est là : lycéens, anciens élèves, parents, profs et surveillants. Il est agréable de se voir en-dehors des cours, sur son 31, pour faire mémoire ensemble du courage prouvé par le passé. De même, l’an dernier, plusieurs élèves, toutes séries confondues, s’étaient rendus disponibles pour l’occasion.

Mme Cazalot Le Morvan, professeur d’histoire à Notre-Dame, responsable de la délégation, voit avec les volontaires qui portera une gerbe, lira un texte, accompagnera les officiels…

 De jeunes élèves de Rambaud sont présents eux aussi pour lire des extraits de lettres de Poilus émouvantes : un soldat signe en disant à sa fiancée « je t’envoie mille baisers », un autre regrette les mains de sa mère… On évoque deux frères de la région, l’un mort en 1915, l’autre mort lors de la seconde guerre mondiale.

 Les porte-drapeaux hissent les couleurs, et les collégiens d’entonner vaillamment le refrain de la Marseillaise. Le groupe d’officiels, de militaires et de civils marchent ensuite doucement vers le Monument aux Morts, où la cérémonie continue. Alexandre Daffix en 1°S et Pierre-Jean Jouve en TL, lisent à deux la lettre de l’UFAC (Union Française des Anciens Combattants). Moment d’émotion…Les mots portent, les élèves comprennent parfaitement les enjeux passés et actuels de ces rites, qui contribuent à faire du lien social. Le sous-préfet vient faire une photo avec le groupe Notre-Dame, et confie qu’il a fait des études de philo avant de faire sciences po à Paris. Souvenirs, souvenirs : il évoque brièvement ses cours avec Michel Serres à la Sorbonne.

 Tout ce petit monde est invité enfin rue Gabriel Péri, salle de la Providence, pour le pot de l’amitié et l’exposition sur la Grande Guerre. Qui a dit que les élèves ne levaient jamais le nez de leurs écrans et ne vivaient que dans l’instant ?